L’Ecoopérative Résis’Tence: Nos buts

L’Ecoopérative Résis’Tence:

Un lieu pour partager, s’approvisionner, se restaurer et consommer autrement à TENCE !

Naissance d’un lieu solidaire et éthique…

Ce sont différentes personnes animées par la même volonté de s’organiser pour consommer des produits sains tout en favorisant une agriculture de proximité respectueuse de l’environnement qui ont, dans un premier temps, réfléchi à ce projet. Hasard des rencontres et des idées, nous avons ensuite, essayé de développer cette idée : l’association Ecoopérative Résis’tence est née. Cet écrit est une des étapes qui contribuent à son aboutissement que nous espérons positif.

D’un contexte de crise à une organisation solidaire…

La crise économique et la crise écologique qui s’installe ici comme partout va  modifier le paysage social et politique, etc. local, c’est le moins que l’on puisse dire. Nous, habitants du plateau du Haut Lignon allons devoir certainement (comme ailleurs)  « revisiter » notre façon « individualiste » de fonctionner : nous aurons tous un parent, un ami … qui sera touché de près ou de loin. Problème de travail, de déplacements, de santé : il est peut être temps d’imaginer une autre façon de vivre plus solidaire, plus écologique.

Et il faut bien dire que l’ambiance politique en général, plutôt morose et destructrice  en ce qui concerne les acquis de tous ordres nous incite au genre de projet que nous venons, par cet écrit, vous proposer.

Sans rentrer dans des considérations philosophiques trop pédantes, on peut dire quand même que Tence, mais aussi le  Haut Lignon manquent d’endroits repère et repaire. Quand on écoute la radio, par exemple, et France Inter en particulier, nous prenons connaissance des activités des AMG (auditeurs modestes et géniaux) et de leurs rendez-vous reposant sur les thèmes des émissions de Daniel Mermet « là bas, si j’y suis ». C’est un exemple parmi tant d’autres qui allient de manière associative, animations culturelles et commerciales, débat d’idées et rencontres conviviales. Nous sommes quelques uns à dire que ce genre d’endroit manque dans notre secteur, alors pourquoi ne pas en faire un sur Tence ?

Création d’une vraie épicerie bio…

Juste un mot pour dire que cette proposition est le résultat de réflexions, d’expérimentations telle que l’AMAP créée il y a un an sur le plateau ou d’autres telle que l’association bretonne « le pot commun ».

L‘idée  première est un groupement d’achats service épicerie en bio. Le principe est simple : mutualiser les courses alimentaires d’un groupe de consommateurs pour éviter la grande distribution, manger bio, consommer des produits locaux et équitables à moindre coût. Trouver un local que l’on transformerait en « épicerie »  où les membres associés achètent pâtes, plats préparés, condiments, bière, café, légumes, fruits… Pour  que ces produits bio puissent être accessibles à tous ceux qui le désireraient sans « sélection par l’argent » le groupe d’achat fonctionnerait en autogestion bénévole, aucune marge n’étant appliquée sur le prix de gros, en dehors du coût du transport. Il serait demandé à tous les adhérents une cotisation mensuelle (montant à discuter) qui permettrait de financer les charges de fonctionnement (loyer, gestion des stocks, etc…)

Tence abritant le local des restos du cœur, nous pourrions étudier une manière de fonctionner plus solidaire : en effet quand on voit les produits délivrés par les restos du cœur aux plus démunis d’entre nous (conserves provenant de la grande distribution bas de gamme, on va dire ça comme ça !) l’ idée pourrait être de proposer par exemple, une cotisation mensuelle en fonction des revenus et pour ceux qui n’ont vraiment pas les moyens financiers de les intégrer dans le processus en les faisant participer d’une autre manière, plus active… ce qui permettrait d’une certaine manière d‘ intégrer  dans la structure des personnes en rupture de lien social .Ce ne sont pour l’instant  que des propositions…
Le lieu pourrait être aussi utilisé  pour la livraison des paniers de l’AMAP déjà existante, héberger un magasin   de producteurs locaux…

On pourrait ajouter aussi au projet une partie plus culturelle, un lieu ouvert d’échanges, de débats, de culture et de convivialité. Puis, convivialité oblige, nous pensons aussi que ce lieu s’accommoderait facilement d’un espace de petite restauration.

Pour que le  projet prenne forme nous voulons le présenter à des personnes, copains et élus, que nous pensons pouvoir être intéressés : nous pourrions proposer une soirée grandeur nature pour que chacun se rende compte et puisse adhérer au projet.

En résumé : Lieu d’échanges et de débats, avec des conférences, des films, l’organisation de discussion sur des thèmes d’actualité par exemple ; Lieu de culture, avec des livres, des journaux et revues consultables sur place ; Lieu de petite restauration avec la possibilité de manger et de boire (petite licence nécessaire ?) sur place, le soir et pourquoi pas à certains moments du week end ou des vacances ;GASE : groupement d’achat service épicerie ; Lieu de livraison AMAP ; Magasin de producteurs ; …etc…

Moyens humains : suivant les horaires d’ouverture, un temps de travail sera estimé et permettra d’établir le nombre de personnes/ équipe de base nécessaires. L’Autogestion bénévole sera proposée dans un premier temps et selon l’évolution … création d’emplois pourquoi pas ?

Le lieu

Nous avons réfléchi sur le lieu, et nous sommes tombés assez rapidement d’accord sur le fait que le projet avait du sens s’il existait dans le bourg de Tence dans un local ou l’Ecoopérative serait bien. A étudier…

La méthode

Pour qu’un projet commence à exister, une des premières étapes est l’écriture du projet ce que nous faisons. D’autre part, nous avons toujours privilégié l’idée que le projet se concrétiserait s’il rencontrait un besoin et des gens qui adhérent aux idées et nous aident à avancer.

C’est pourquoi nous proposons de nous rencontrer pour  avancer sur les axes du projet et ce texte contribue à développer les idées et à faire adhérer ceux que nous pensons potentiellement intéressés par l’idée. Ensuite, il serait bien de faire vivre ce texte avec une dizaine de personnes afin qu’il soit le socle du projet. Puis nous pourrions présenter le projet aux élus. Redisons que ce projet ne se fera que si une équipe décide de travailler dans le même sens…

Les 3 axes  du projet

1er axe : le groupement d’achat solidaire et éthique (GASE) : le GASE est un service de proximité qui a pour but de créer du lien social, de consommer le plus possible local et/ou bio, en évitant les grandes surfaces et en diminuant les intermédiaires. C’est une manière expérimentale de consommer différemment qui a déjà fait ses preuves dans quelques lieux en Bretagne avec le réseau d’Ingalan. L’idéal est de pouvoir proposer des produits locaux et issus du commerce équitable en vrac pour diminuer les coûts.  L’idée du lien avec l’AMAP Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne

déjà existante peut être aussi envisagée. Tout dépendra de la volonté des consommateurs…

2ème axe : un lieu de petite restauration et café : Le geste d’accueillir, celui de cuisiner, les boissons et repas pris en commun, sont des éléments fondateurs de l’art de vivre que nous voulons mettre en avant.

La restauration : nous souhaitons instaurer un mode de petite restauration simple et de qualité (plats traditionnels, soupes, tartines, plateaux de fromages et charcuterie). Ces repas occasionnels, se dérouleront bien sûr lors des veillées culturelles : contes, chansons, musiques, projections, jeux, …Du point de vue de l’approvisionnement, il se fera prioritairement par le biais de la vente directe des produits issus des fermes de la communauté de communes et de ses commerces. Il s’agira toujours d’utiliser les produits de saison, de faire découvrir des produits plus rares à travers des recettes traditionnelles ou plus inédites.

Le café : nous proposerons à la consommation, du café, du chocolat, du thé ainsi que des jus de fruits, issus du commerce équitable. La consommation d’alcool sera possible mais il s’agira de bières ou de vins sélectionnés chez des petits producteurs. La réalisation des repas pourrait faire appel à la participation et aux compétences culinaires de volontaires. Cette expérience nous paraît intéressante à mener dans le bourg rythmé par son marché du mardi. Ainsi, pourquoi ne pas instaurer, tous les mardis soirs, un repas mettant en valeur les produits du marché et réalisé par une équipe de bénévoles, professionnelles et associations, qui l’auront préalablement programmé. C’est une manière de parler d’une culture en reproduisant les gestes du repas et d’échanger sur les arts culinaires. Nous voulons permettre à tous d’accéder au lieu à des prix solidaires. Ceci sera rendu possible grâce à l’approvisionnement local et l’achat en vrac des produits issu du commerce équitable.

Les horaires de fonctionnement, le plat unique, la limitation de la consommation d’alcool, nous distingueront des bars et restaurants du bourg, empêchant ainsi tous risques de concurrence.

3ème axe : un lieu de culture et échange : Ce lieu est avant tout un espace d’échanges, rencontres autour d’un verre, d’un café, d’un repas mais aussi autour d’un thème à débattre, d’un spectacle de théâtre ou de musique, de lectures, d’une exposition. Nous voulons en effet être ouverts à toute parole susceptible d’engendrer la réflexion, l’interaction, d’éveiller l’esprit critique et de curiosité en invitant des artistes, des conférenciers, des associations,…Ainsi, la programmation des permanences, des animations, ateliers, soirées thématiques se fera en partenariat avec d’autres associations, groupes, ou mêmes individus, qui ont la pratique ou simplement l’envie de mener de telles expériences. Loin de proposer des activités par public, nous favoriserons la mixité, la rencontre. Nous serons très vigilants pour que les programmations en soirées ne produisent pas de nuisances sonores dans l’environnement immédiat. Outre des animations, l’espace offrira une petite bibliothèque avec diverses revues à sélectionner en commun, …des expositions, un écran pour visionner des films, …

Calendrier et Partenaires

Date d’ouverture ?

L’Ecoopérative souhaite fédérer dans son projet des associations partenaires qui seront sans aucun doute le contenu et la vie de l’association. La participation peut être de diverses formes : animer une plage-horaire régulière pour proposer une permanence d’entraide sociale, un atelier, une activité, une soirée, un débat, un repas, …Nous souhaitons également que la mairie de Tence ( ?), la CCHL( ?) participe en tant que partenaire à part entière à l’Ecoopérative par les propositions citées ci dessus. Pourquoi pas sous la forme d’une SCIC (www.scic.coop). Dans le cadre de la restauration, les commerçants, les producteurs seront nos fournisseurs.

Pour que le projet avance …

  • Avoir l’aval de la municipalité de Tence, de la Communauté de communes  du « Haut Lignon »
  • Avoir un nombre suffisant de personnes et d’associations légitimées pour le projet
  • Trouver le local

En conclusion, l’Ecoopérative sera le lieu fédérateur, reflet de la vie du plateau du Haut Lignon, où toutes ces associations, groupes et individus qui forment, à l’heure actuelle, un réel réseau pourront travailler ensemble à l’animation du secteur tençois.

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